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Rubrique : Actualités
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Dans la quête permanente d’une gouvernance vertueuse dans tous les secteurs de la société burkinabè, 9 membres du conseil d’orientation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) ont prêté serment devant les juges du Conseil constitutionnel, le mardi 10 juillet 2018, dans la salle d’audience du Conseil constitutionnel, à Ouagadougou. Leur mission est d’assister le contrôleur général d’Etat dans la gestion de l’ASCE-LC.

 

«Je jure solennellement devant le peuple burkinabè de bien et fidèlement remplir mes fonctions en toute indépendance, intégrité et impartialité, de façon digne et loyale, de garder rigoureusement le secret des délibérations et de me conformer rigoureusement à toutes les autres obligations auxquelles je suis astreint». Tel est le serment que les 9 membres du Conseil d’orientation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) ont prêté devant les juges du Conseil constitutionnel, le mardi 10 juillet 2018, dans la salle d’audience du Conseil constitutionnel, à Ouagadougou. Ils ont pour mission, d’assister le contrôleur général d’Etat dans la gestion de l’ASCE-LC. «Votre choix et votre nomination ne sont pas le fruit du hasard. Ce sont les qualités professionnelles et humaines que vous incarnez qui ont certainement présidé au choix de chacune et de chacun de vous», a déclaré Kassoum Kambou, président du Conseil constitutionnel.  Pour lui, ces qualités sont celles énumérées à l’article 344, alinéa 2, de la loi organique n°082-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’ASCE-LC et qui stipule que les membres sont «désignés pour leur intégrité, leurs compétences et leurs connaissances des questions de lutte contre la corruption, de la bonne gouvernance et de contrôle». En effet, le président a souligné que les  missions qui leur sont assignées sont aussi  inscrites dans ladite loi organique dont la principale est d’assister le contrôleur général d’Etat dans la gestion de l’ASCE-LC. Kassoum Kambou, dans son allocution, a précisé que la mission est certes, lourde, mais noble, surtout dans un contexte où la vertu est la chose la moins partagée. Il va plus loin en disant qu’ils doivent avoir à l’esprit les termes du serment qu’ils ont prêté qui, selon le président, vont au-delà du simple engagement, « mais exigent de vous le don de soi et le sacrifice». Par ailleurs, Kassoum Kambou a prévenu que toute violation du serment les expose à des sanctions. Luc  Marius Ibriga, contrôleur général  de l’ASCE-LC, a estimé que la mise en place du conseil d’orientation est une étape importante dans la restructuration de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption. A l’en croire, c’est le début de la socialisation de l’ASCE-LC. Puisque poursuit-il, les contrôleurs d’Etat vont travailler sous le regard de l’ensemble de la société représentée par les membres du conseil d’orientation. «C’est une avancée majeure pour montrer que la question de la corruption n’est pas seulement une question de technicien, mais une question qui concerne toute la société», a-t-il fait savoir. Ce dernier a ajouté que le conseil d’orientation va permettre à  l’ASCE-LC d’aller de l’avant et de réorienter ses activités.

Omar SALIA (Collaborateur) : Aujourd’hui au Faso