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Le premier panel entrant dans le cadre des activités  de Africapacités 6e édition, a débuté le mercredi 27 juin 2018 à Bobo-Dioulasso, sous la présentation du Professeur  Luc Marius Ibriga.

Feuille de route pour la construction d’une démocratie apaisée : justice transitionnelle, réconciliation nationale, valeur et prospective, était le thème du panel 1 décrypté par le Professeur Luc Marius Ibriga, de la société civile et patron de l’ASCE-LC.

Le panel était modéré par Dieudonné Zoungrana journaliste-politologue, avec la participation de Bintou Diallo de Africa Toumorow, Aly Sanou SG du MBDHP, Aziz Dabo de la NAFA, Pierre Lassané Yanogo avocat, maire de l’arrondissement n°2 de Ouagadougou. Définie comme étant l’ensemble des moyens pour résoudre les problèmes de la société, en dehors des canaux normaux de la résolution de crises, la justice transitionnelle est une justice d’exception limitée dans le temps. Pour M. Ibriga, il s’agit d’interroger le passé pour comprendre le présent et imaginer l’avenir. Il a affirmé que la société burkinabè est en crise, cela n’a pas débouché sur un conflit ouvert, mais une crise larvée dans la mesure où l’éruption des 30 et 31 octobre 2014, s’est très vite apaisée. Ce qui a conduit à la mise en place d’une commission de réconciliation nationale et des reformes. Une nécessité de recoudre le tissu social de la pensée postinsurrection. Au Burkina, il y a une double approches, ceux qui sont pour la triptyque vérité- justice-réconciliation qui supposent qu’il ait la justice et que dans un élan de dépassement de soi, malgré la condamnation, on accepte de pardonner, d’amnistier, pour aller vers la réconciliation nationale et ceux qui sont pour la dualité pardon et réconciliation nationale, car le problème est que la vérité sans la justice qui va dire quelle est la vérité , dans quel cadre faut-il construire cette vérité, cela peut amener à l’amnesty collective dans la mesure où on peut être dans une situation où on dit qu’on oublie tout et repartir d’un bon pied. Il a expliqué que les Burkinabè ont tous deux  ennemis communs, le terrorisme et la famine qui se pointent à l’horizon et demandent que l’ensemble des Burkinabè se mettent debout pour dire non. Selon lui, le Burkina est à l’école de la démocratie et il est important que malgré nos divergences et nos manquements que nous nous donnions la main pour son développement. Le panel était très animé par les questions des participants. L’ouverture officielle est prévue aujourd’hui 28 juin.

Daniel OUATTARA - Aujourd’hui au Faso